Il existe de nombreuses approches pour essayer d’arrêter de fumer.Si l’une d’entre elles avait montré sa complète efficacité, cela se saurait, et le problème du tabagisme ne se poserait plus !

LES TRAITEMENTS VALIDÉS

Actuellement, les stratégies d’aide à l’arrêt qui ont démontré leur efficacité pour lutter contre la dépendance tabagique sont basées sur des connaissances scientifiques validées. Ce sont celles qui proposent aux fumeurs une utilisation adaptée et personnalisée de substituts nicotiniques pour lutter contre la dépendance physique, les thérapies cognitives et comportementales pour tenter de se défaire de la dépendance psycho-comportementale et le cas échéant, si le médecin le juge utile, deux molécules chimiques, le bupropion et la varénicline.

Les substituts nicotiniques

Il peut paraître étonnant de donner de la nicotine au fumeur au moment même où il souhaite s’en débarrasser ! La différence entre ces deux apports ne réside pas dans la molécule elle-même, qui est la même dans les substituts et dans la fumée de tabac, mais dans la vitesse avec laquelle cette molécule arrive au cerveau du fumeur : sept secondes lorsqu’il inhale une bouffée de cigarette (on parle de « shoot nicotinique »), dix à trente minutes avec la prise de substituts nicotiniques. Cette arrivée en douceur de la nicotine sur les récepteurs nicotiniques permet de les « désensibiliser » progressivement de leur besoin en nicotine. La nicotine de substitution n’est pas addictive !

Le rôle fondamental de la substitution nicotinique

L’utilisation des substituts nicotiniques dans la stratégie d’aide à l’arrêt du tabac est fondamentale en première intention chez le fumeur dépendant à la nicotine. Ces substituts présentent en effet le triple intérêt d’être dépourvus de toxicité, de combler les besoins du fumeur en nicotine et donc de lui éviter de ressentir les symptômes désagréables du manque, afin de le libérer peu à peu de sa dépendance à la nicotine et lui permettre ainsi de lutter dans de meilleures conditions contre les autres formes de dépendance.

Mais attention, un dosage insuffisant et un traitement de trop courte durée réduisent considérablement l’efficacité de cette stratégie d’aide à l’arrêt. D’où la nécessité dans la majorité des cas d’être encadré par un professionnel compétent capable de conseiller chaque fumeur sur les doses de nicotine qui correspondent à ses besoins et évoluent dans le temps.

Un traitement pris en charge par l’Assurance maladie

Les substituts nicotiniques sont vendus en pharmacie et ils peuvent être délivrés sans prescription médicale. En revanche, celle-ci est nécessaire pour obtenir un remboursement par l’Assurance maladie (aujourd’hui de 50 euros par fumeur et par an, 150 euros pour les femmes enceintes et les jeunes de 20 à 25 ans). De plus en plus de mutuelles proposent des remboursements complémentaires.

Les différentes formes de TSN

Les substituts nicotiniques existent sous différentes formes et à des dosages différents : formes transdermiques (patchs ou timbres) ou formes orales (gommes, comprimés à laisser fondre, pastilles, inhaleurs, sprays buccaux).

Il est le plus souvent conseillé d’associer un patch suffisamment dosé à la prise d’une substitution orale qui peut aider à pallier la gestuelle. Lorsque cela n’est pas suffisant, on a aussi recours à des astuces comportementales qui permettent d’éviter de céder aux automatismes des reflexes.

Regulsmoke® interviendra ici aussi de manière efficace dans le cadre de cette stratégie globale de sevrage tabagique.

Les médicaments classiques

Il existe sur le marché deux médicaments destinés au sevrage tabagique. Validés pour leur efficacité plus ou moins reconnue, ils sont proposés lorsqu’une dépendance physique est présente. Tous deux sont vendus exclusivement en pharmacie et nécessitent une prescription médicale car des contre-indications existent (notamment la grossesse). Votre médecin pourra donc les évaluer et vous expliquer les modalités de leur prise. Ils ne sont toutefois pas remboursés par l’Assurance maladie.

Le buproprion LP

De la famille des psychotropes, le bupropion LP est commercialisé en France depuis une dizaine d’années, mais peu prescrit en raison de ses contre-indications, des précautions d’emploi et des effets indésirables qu’il induit.

La varénicline

Elle agit comme un agoniste partiel sur les récepteurs nicotiniques neuronaux, c’est-à-dire qu’elle cible les mêmes récepteurs que la nicotine. Commercialisée en France depuis 2006, elle a été longtemps décriée. Elle l’est moins aujourd’hui, mais reste peu utilisée et sa prise doit être contrôlée par un médecin.

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les TCC sont des psychothérapies brèves. Elles sont validées par les autorités de santé et ont pour mission de remplacer les comportements inadaptés, donc nuisibles à la santé, par des comportements positifs.

La démarche
Le fumeur identifie les « situations déclic » qui le poussent à fumer automatiquement : après le café ou après un verre d’alcool, après les repas, en s’installant au volant de sa voiture, en passant un coup de fil, etc. Il va ensuite s’exercer à contrôler son comportement pour le modifier. Tout comportement non entretenu fini par disparaître. Le « désapprentissage » passe comme l’apprentissage par la répétition et le désir d’y parvenir.

Trucs et astuces
En identifiant les « situations déclic » et en les traitant l’une après l’autre le fumeur finira par « déritualiser » ces situations. Comment les surmontera-t-il ? Par exemple en mettant progressivement de la distance entre l’acte qui déclenche automatiquement l’envie de fumer et la prise d’une cigarette, sans laisser la frustration s’installer trop longtemps, ce qui suppose de ne pas forcer les choses, mais d’avancer pas à pas. Au lieu d’allumer sa cigarette en entrant dans sa voiture, il ne l’allumera qu’au premier feu rouge, le lendemain au second, puis au troisième et ainsi de suite. Lorsqu’il aura réussi à désactiver dans son cerveau le réseau de neurones qui associe conduite et cigarette, il n’aura plus envie de fumer dans sa voiture. Il lui faudra trouver des astuces comparables avec l’aide de son thérapeute et celle de Regulsmoke® pour parvenir à ses fins.

À vos marques, prêts, partez !

Notez sur une feuille toutes les situations qui déclenchent votre envie de fumer. Une fois ce travail effectué, il faudra analyser ces situations à risques et les traiter une à une. Il n’est pas recommandé de s’attaquer à toutes ses cigarettes comportementales en même temps. Cela peut prendre du temps, mais peu importe. La dépendance comportementale est difficile à surmonter ; le temps est un allié sur lequel il faut compter.