LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE : UN CAS À PART ?

La cigarette électronique est un dispositif récent qui prétend permettre au fumeur de s’adonner à son plaisir en minimisant les risques.

Quel impact sur la santé ?
À ce jour personne ne peut affirmer avec certitude les conséquences sur la santé du vapotage à court, moyen et long terme. Le fait que la très grande majorité des vapoteurs qui expérimentent ce dispositif l’abandonnent plus ou moins rapidement ou l’utilisent en complément de la cigarette traditionnelle confirme ses limites. Il n’est pas anodin de rappeler que les spécialistes s’accordent très majoritairement sur le fait que la cigarette électronique, dont on ne sait que peu de choses par manque de recul, ne doit pas être conseillée aux populations les plus « fragiles », à savoir les jeunes et les femmes enceintes. Les tabacologues et les experts en général restent très partagés quant au bienfait de son usage à terme. La vérité est qu’aujourd’hui elle ne devrait être proposée que dans certains cas particuliers.

Que vapote-t-on ?
Vapoter, c’est inhaler un liquide composé de diverses substances chimiques chauffées, dont personne objectivement aujourd’hui ne peut mesurer les conséquences à terme. S’il est vrai que l’absence de combustion reste un avantage majeur, à court terme en tous cas, cet usage à long terme maintient l’utilisateur dans ses dépendances à l’origine de son accrochage. Ces dépendances risquent de le précipiter un jour ou l’autre, comme nous le constatons d’ailleurs assez souvent, vers un retour au tabagisme classique.

Et que penser des conséquences à cinq, dix ou vingt ans de l’inhalation en continu de l’aérosol qui découle des produits chauffés ? De plus, rien ne serait plus dommageable en termes de santé publique que l’entrée dans le tabagisme classique des jeunes via la cigarette électronique, ou le retour, la nostalgie aidant, au tabagisme classique de ceux qui ont réussi à arrêter de fumer, souvent au prix de gros efforts, voire à précipiter les non-fumeurs vers un tabagisme « mondain » qui pourrait déboucher sur l’usage de la cigarette industrielle. Ces risques ne sont certes pas avérés, mais on ne peut pas les exclure non plus.

La stratégie proposée par Smoking-Stopper® est très différente puisqu’elle propose au fumeur qui souhaite arrêter de fumer, d’y arriver progressivement, en régulant sa consommation à son rythme, en le débarrassant progressivement de toutes ses dépendances physique, comportementale et affective. La partie n’est certes pas gagnée d’avance, mais Smoking-Stopper® se positionne également comme un objet transitionnel qui permet de surmonter la dépendance affective, dont l’origine reste « trouble », et dont il résulte un attachement violent à la cigarette. Ce dispositif peut donc aussi venir compléter les aides validées depuis longtemps à l’arrêt du tabac, à savoir les substituts nicotiniques qui permettent de surmonter la dépendance physique et les thérapies comportementales et cognitives (TCC) qui luttent contre la dépendance psycho-comportementale.